Quoi manger avant un PET scan ? Repas de la veille, jeûne et boissons autorisées

Quoi manger avant un PET scan ? Repas de la veille, jeûne et boissons autorisées

Avant un PET scan au FDG, il faut généralement rester à jeun pendant au moins 6 heures, sans manger, mais l’eau plate reste habituellement autorisée. La veille, vous pouvez manger ; un régime pauvre en glucides n’est nécessaire que si votre centre le demande. Les instructions de votre convocation priment, notamment en cas de diabète ou de protocole cardiaque.

La veille : un repas adapté, pas un jeûne anticipé

Il faut distinguer deux consignes : limiter certains aliments la veille et ne plus manger pendant les heures précédant l’examen. Un régime pauvre en glucides ne remplace pas le jeûne. Inversement, il n’est pas utile de supprimer tous les glucides de votre propre initiative si le service ne l’a pas demandé.

Quoi manger avant un PET scan : infographie sur le jeûne, l’eau autorisée et les aliments à éviter
Quoi manger avant un PET scan : infographie sur le jeûne, l’eau autorisée et les aliments à éviter

Pour un TEP au FDG courant, les pratiques alimentaires de la veille varient selon les centres. Si votre convocation impose une restriction des sucres et des féculents, privilégiez un repas simple associant une protéine et des légumes verts, sans sauce sucrée ni accompagnement riche en glucides.

AlimentsSi un régime pauvre en glucides est prescrit
Viande, poisson, œufs, tofu natureHabituellement adaptés, avec une préparation simple
Légumes vertsÀ privilégier en accompagnement
Bonbons, gâteaux, desserts sucrésÀ éviter
Pain, pâtes, riz, pommes de terre, céréalesÀ écarter selon les consignes reçues
Fruits et légumineusesÀ éviter si le protocole les exclut
Sodas et jus de fruitsÀ éviter, y compris les jus sans sucre ajouté

Par exemple, un poisson avec des courgettes, une omelette aux épinards ou du tofu nature avec des haricots verts peuvent convenir à ce type de préparation. En revanche, ces aliments ne sont plus autorisés une fois le jeûne commencé : même un œuf ou un morceau de viande constitue une prise alimentaire.

Attention aux protocoles particuliers : une TEP cardiaque au FDG peut demander une préparation nutritionnelle spécifique, différente de celle d’une TEP oncologique. D’autres traceurs peuvent aussi avoir leurs propres règles. Vérifiez le nom de l’examen sur votre convocation plutôt que d’appliquer automatiquement une liste trouvée pour un « PET scan ».

Le jour du rendez-vous : fixer le dernier repas et choisir ses boissons

Matin ou après-midi : l’horaire change l’organisation

Un jeûne d’au moins 6 heures est fréquemment demandé avant un TEP au FDG. Vérifiez toutefois le repère donné par le centre : heure d’arrivée, d’injection ou autre horaire précisé. Ne calculez pas votre dernier repas uniquement à partir de l’heure supposée du passage dans l’appareil.

Préparer une TEP au 18F-FDG : consignes aux patients — Cette page officielle du CHU de Bordeaux détaille les consignes de préparation à une TEP au 18F-FDG, notamment le jeûne et les traitements habituels.

  • Rendez-vous le matin : certains centres demandent de ne plus manger depuis la veille au soir. Ne prenez pas de petit-déjeuner sans autorisation.
  • Rendez-vous l’après-midi : un petit-déjeuner léger peut être permis. Certaines consignes le placent avant 8 heures, puis imposent le jeûne ; cette heure n’est pas universelle.
  • Horaire très matinal ou consigne ambiguë : appelez le service plutôt que de prolonger inutilement le jeûne ou de décider seul de manger.

L’eau plate reste la boisson de référence

L’eau plate nature est généralement autorisée et recommandée pendant la préparation. Si vous avez une restriction hydrique pour une maladie cardiaque ou rénale, faites confirmer la quantité adaptée. N’ajoutez ni sirop, ni sucre, ni jus de citron sucré à votre eau.

Évitez les sodas, jus de fruits, boissons énergétiques et le lait pendant le jeûne. Pour le café et le thé, même sans sucre, les consignes diffèrent : ne les considérez pas comme autorisés par défaut. En l’absence d’indication claire, restez à l’eau plate et demandez confirmation.

Les chewing-gums et les pastilles, même sans sucre, sont également exclus par certaines consignes. Le plus simple est de ne pas en prendre pendant le jeûne. Si vous avez mangé ou bu autre chose que de l’eau, signalez précisément quoi et à quelle heure : l’équipe décidera si l’examen peut être maintenu.

Pourquoi l’alimentation et le repos influencent les images

Le FDG, ou fluoro-désoxy-glucose, est un traceur radioactif apparenté au glucose. Injecté par voie intraveineuse, il permet d’observer l’activité métabolique des tissus. Un apport alimentaire récent et les variations de glycémie ou d’insuline peuvent modifier sa répartition et compliquer l’interprétation des images.

Le repos compte aussi : les muscles sollicités peuvent capter davantage de traceur. Évitez donc l’exercice physique intense avant l’examen. Selon les services et les protocoles, cette consigne porte sur les 24 heures précédentes ou sur 24 à 48 heures. Pensez au sport, mais aussi au déménagement, au port de charges ou à un trajet à vélo soutenu.

Préparez votre déplacement comme un petit cocon de calme : partez suffisamment tôt pour ne pas courir, portez des vêtements confortables et prévoyez de quoi rester au chaud. Cette organisation évite de transformer les dernières minutes en effort musculaire. Si vous êtes anxieux ou avez froid, dites-le à l’équipe plutôt que de rester crispé en silence.

Après l’injection, une période de repos strict de 45 à 60 minutes est souvent prévue avant les images. Suivez les indications du personnel concernant les mouvements et la parole. Biloba annonce une durée globale d’environ 2 à 3 heures pour le parcours, mais votre centre vous indiquera le temps à prévoir.

Diabète et médicaments : faire confirmer un protocole personnel

Ne modifiez jamais seul votre insuline ou vos antidiabétiques. Le jeûne, l’horaire du repas et celui du traitement doivent être coordonnés avec le service de médecine nucléaire. Signalez votre diabète dès la prise de rendez-vous et transmettez la liste de vos traitements.

Certains protocoles prévoient, pour des patients sous insuline examinés vers midi, un petit-déjeuner léger avant 7 heures. Ce n’est pas une consigne à reproduire sans validation. La glycémie est contrôlée avant l’examen ; à l’ICM, une valeur supérieure à 2 g/l est citée comme motif possible de non-réalisation. La décision dépend du protocole et de l’évaluation médicale.

En cas d’hypoglycémie ou de symptômes évocateurs, votre sécurité passe avant le jeûne : appliquez votre conduite habituelle de correction et prévenez le centre. Ne cherchez pas à maintenir l’examen au prix d’un malaise.

Pour les autres médicaments, vérifiez lesquels prendre avec de l’eau. L’ICM mentionne un arrêt de la metformine pendant 48 heures après l’examen en cas d’injection d’iode ; cette mesure doit être confirmée individuellement, car elle n’est pas automatique pour toute TEP. Ne suspendez aucun traitement sur la seule base de cet exemple.

Avant de partir et après l’examen : les derniers repères

Préparez votre convocation, vos documents médicaux et la liste de vos médicaments. Prévoyez une bouteille d’eau, une collation pour après l’examen et des vêtements faciles à retirer, si possible sans éléments métalliques. Signalez en amont une grossesse possible, un allaitement ou toute difficulté à respecter le jeûne.

Pour un enfant, une personne âgée fragile ou dépendante, demandez des instructions adaptées plutôt que d’allonger le jeûne par précaution. Un accompagnant peut aider à noter l’heure du dernier repas et à transmettre les informations à l’équipe.

Après l’examen, vous pourrez généralement reprendre votre alimentation lorsque le personnel vous y autorisera. Buvez selon les recommandations reçues, en respectant vos éventuelles restrictions médicales. Gardez surtout ce repère : en cas d’écart ou de doute, appelez le centre et dites-le clairement. Cela permet d’adapter la prise en charge, sans décider vous-même d’annuler le rendez-vous.